vendredi 25 octobre 2013
La leçon de sumo
lundi 30 septembre 2013
Premiers coups de pédale sur Honshu
On a mis 7 jours pour aller de Oma (tout au nord) à Akita (côte ouest) en passant par deux lacs de cratère. J'ai l'impression que mes mollets ont doublé de volume entre le dénivelé et le poids du vélo, mais ça en valait la peine, les paysages étaient magnifiques et la météo sublime.
Côté végétation, c'est toujours aussi vert que sur Hokkaido mais avec un look plus tropical. On a d'ailleurs croisé une colonie de babouins. Avec les lianes qui pendent des arbres on a l'impression de traverser la jungle sur un goudron parfait.
On voit aussi apparaître des bâtiments historiques comme des anciens temples, des châteaux ou des maisons de samouraï, ce qu'il n'y avait pas plus au nord, vu qu'Hokkaido n'intéressait pas les seigneurs japonais à l'époque où ils construisaient tout ça.
De leur côté, les locaux voient parfois un monticule vert sortir de terre à l'écart des routes: notre tente qu'on continue à planter un peu partout. Le Japon se prête super bien au camping sauvage. Il y a plein de petits parcs déserts avec de l'eau courante et très souvent des toilettes. Mais le meilleur c'est les onsen, ces sources d'eau chaude qu'on rencontre quasiment chaque jour. Pour 5 francs on a la douche, les bains thermaux et le shampooing, après-shampooing et savon Shisheido, tout ça dans un cadre bucolique. Une pure merveille et on n'a jamais été aussi propres pendant un voyage à vélo.
vendredi 20 septembre 2013
Traversée du Daisetsuzan
Hokkaido, plic
mercredi 4 septembre 2013
Une nuit à Sapporo
La première nuit à Sapporo fut clairement la plus éprouvante:
20h30: arrivée à l'aéroport, les sacs et les vélos nous ont suivi jusque là. Tout va pour le mieux
22h: station de métro de Shiroishi. Il devrait y avoir une auberge pas loin mais on ne la trouve pas. Avec tous nos bagages, notamment les vélos démontés dans des énormes cartons, on avance à pas de fourmi et les taxis refusent de nous prendre. En plus il pleut.
23h10: On trouve la guesthouse qui a fermé dix minutes plus tôt. Personne ne répond et pas d'autre hôtel dans les environs. Il va falloir bouger. On commence à réassembler les vélos mais ça prend du temps: il faut remettre les roues, les pédales, le guidon, les porte-bagages, etc.
0h55: Tout est prêt. Reste à enfiler nos pélerines, -la pluie a redoublé de violence- et à nous le Japon!
Certes, après nos 17 heures de voyage et le décalage horaire, on n'est pas dans un esprit très conquérant.
2h30: On se perd dans la ville, tout est écrit en japonais, on ne comprend rien et on est trempes. Les hôtels sont soit fermés, soit complets. On s'incruste quelques minutes dans un lobby équipé d'un distributeur de bières.
4h30: Quelques hôtels fermés et quelques litres (de pluie) plus tard, on finit par trouver refuge dans un internet café ouvert 24h/24. Il loue des chaises longues par tranches de trois heures. Vu notre état désespéré, on prend l'option fauteuil de massage. TOP!
Le réveil fut difficile. Mais depuis cette nuit mémorable, on a récupéré nos heures de sommeil, dans une auberge de jeunesse, mais surtout en camping sauvage dans des lieux plus ou moins bucoliques et plus ou moins secs (on a plusieurs fois hébergé des grenouilles sur notre tente).
Là aussi, on s'est retrouvés un jour le long d'une route bordée de fourrés et de panneaux de mise en garde contre les ours.
Le seul endroit décent qu'on a trouvé pour s'arrêter était une espèce de place en gravier vaguement en retrait de la route. On a juste eu le temps de planter la tente avant la pluie, puis on est bravement allés cuisiner à 50 mètres de là, histoire de ne pas avoir d'odeur de nourriture susceptible d'attirer les ours là où on dort. Rassasiés par notre risotto mangé debout, le capuchon jusque sur les yeux, on est encore allés planquer notre sac de nourriture en haut d'un arbre, toujours pour décourager les ours, puis on est enfin allés se mettre à l'abri.
Tout ça a l'air horrible? On pourrait le croire, mais non! C'est les contrastes qui sont bons dans un voyage à vélo. On a fini par arriver hier, après quatre jours de route, dans la station d'Asahidake au centre de l'île d'Hokkaido. On est dans un petit hôtel lumineux qui possède sa propre source d'eau chaude (onsen, comme on dit ici). A tout moment on peut enfiler son kimono blanc et aller sauter dans leur petit bassin en plein air, au milieu de grosses feuilles vertes. En plus les repas sont inclus et c'est délicieux.
Parfait pour sécher et reprendre des forces avant notre prochaine étape: une marche de 5 jours dans le parc du Daisetsuzan aux nombreux volcans.
jeudi 3 avril 2008
Le meilleur pour la fin





Il paraît que ces mangeurs de litchis à l’œil orangé sont nos ancêtres…plutôt mimi les grands-parents. Par contre eux n’ont pas de sphincter. C’est peut-être pour ça qu’ils ne portent pas de pantalon. Merci l’évolution ! On les a vus au nord, au sud, au centre, à l’est et à l’ouest, un peu partout où nous ont emmenés les péripéties des six derniers mois.
mardi 1 avril 2008
Canthigaster, baliste et compagnie





Et c’était pas plus mal.
Il est sorti d’un rocher juste sous mes palmes. Tellement vite que j’ai même pas eu le temps d’avoir peur. Lui un peu plus, mais il s’est quand même offert une petite leçon de biologie humaine en tournant autour de notre groupe de plongeurs (« palanquée » comme on dit dans le jargon) avant de pointer son aileron vers des eaux plus calmes.